Giovanna Mingarelli, députée de Prescott-Russell-Cumberland, a dénoncé la recrudescence du harcèlement en ligne, des propos toxiques et des comportements hostiles, tout en appelant à davantage de respect et de bienveillance dans le débat public. (Photo d’archives)
La députée fédérale de Prescott-Russell-Cumberland, Giovanna Mingarelli, affirme vouloir contribuer à bâtir une culture politique davantage fondée sur le respect et la sécurité, alors qu’elle appuie le projet de loi C-16 visant à renforcer les protections contre la violence et les abus.
Dans une déclaration publique, la députée a indiqué que cette mesure législative permettrait de mieux protéger les victimes grâce à des modifications au Code criminel.
« J’ai été élue avec un engagement clair: protéger les personnes vulnérables, en particulier les femmes et les enfants dans Prescott-Russell-Cumberland, et contribuer à bâtir une communauté plus sûre, plus inclusive et plus respectueuse pour tous », a déclaré Mme Mingarelli.
La députée a également dénoncé la montée des comportements toxiques et du harcèlement, particulièrement sur les réseaux sociaux. Elle affirme avoir elle-même reçu des communications abusives persistantes depuis son arrivée sur la Colline du Parlement.
« Le harcèlement est une forme d’abus. Il est inacceptable », a-t-elle affirmé. « Soyons clairs : je ne tolérerai pas les communications abusives dirigées contre moi, ma famille, d’autres élus ou des membres de notre communauté. »
Mme Mingarelli a indiqué vouloir encourager davantage de jeunes à envisager une carrière en politique ou dans la fonction publique sans craindre l’intimidation ou le harcèlement.
Elle a également annoncé que son bureau n’accepterait plus les communications contenant un langage abusif ou nuisible. Les comportements répétitifs pourraient être signalés aux autorités compétentes.
Malgré cette position ferme, la députée rappelle que son bureau demeure disponible pour aider les personnes vivant des situations de violence ou d’abus et pour les diriger vers des ressources communautaires.
La mairesse de Casselman réagit
La déclaration de Giovanna Mingarelli a rapidement reçu l’appui de la mairesse de Casselman, Geneviève Lajoie, qui affirme avoir elle aussi été confrontée à des gestes inquiétants sur les réseaux sociaux.
Dans une publication, Mme Lajoie a révélé avoir récemment reçu une image comportant « un symbole de pendaison et une violence implicite » après avoir partagé une histoire personnelle axée sur « la gentillesse, la compassion et les liens humains ».
« Pour moi, c’est un exemple parfait de ce dont Mme Mingarelli parlait », a-t-elle écrit.
La mairesse a précisé qu’elle faisait une distinction claire entre les critiques légitimes et les comportements hostiles ou intimidants.
« La démocratie repose sur les discussions ouvertes, la reddition de comptes et les débats respectueux », a-t-elle affirmé. « Mais il existe une différence entre un désaccord politique et la normalisation de l’hostilité, de l’intimidation et des symboles violents dans nos échanges quotidiens. »
Mme Lajoie estime que la montée de la colère et de la division en ligne devrait préoccuper l’ensemble de la population, peu importe les affiliations politiques.
Elle a également souligné les impacts que peuvent avoir l’isolement, les conflits en ligne et les difficultés émotionnelles sur la santé mentale et les relations humaines.
« Cela n’excuse pas les comportements hostiles ou violents, mais cela nous rappelle que nous avons besoin de davantage d’espaces de dialogue, de outien, de guérison et de connexions humaines dans nos communautés », a-t-elle déclaré.
La mairesse a finalement encouragé les personnes vivant des difficultés émotionnelles ou un sentiment d’isolement à demander de l’aide, rappelant qu’il est possible de composer le 2-1-1 en Ontario afin d’obtenir des références vers des services de santé mentale et de soutien communautaire.
« Demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse. C’est un signe de force », a-t-elle conclu.









