Bien que la mairesse de Casselman, Geneviève Lajoie, se soit jointe à 20 autres maires de l’Ontario pour signer une lettre ouverte exhortant le premier ministre Doug Ford à reconsidérer son projet d’interdiction des radars municipaux, elle affirme que son soutien est fondé sur la collaboration et une perspective équilibrée, pas sur l’opposition.
La lettre, initialement partagée par la mairesse de Burlington, Marianne Meed Ward, le jeudi 2 octobre, demande à la province d’annuler la législation prévue qui interdirait aux municipalités d’utiliser des caméras automatisées de contrôle de vitesse (ASE). La technologie est largement utilisée dans les zones scolaires et les zones de sécurité communautaire pour dissuader l’excès de vitesse.
La mairesse Lajoie a déclaré qu’elle avait signé la lettre dans le cadre d’une initiative dirigée par l’Association des municipalités de l’Ontario (AMO), qui prône l’autonomie locale et l’engagement municipal dans les décisions provinciales.
« On m’a demandé de soutenir cette initiative de l’AMO, alors je vais appuyer leur engagement politique », a déclaré la mairesse Lajoie. « Nous n’avons actuellement pas de radars à Casselman, mais cela a été mentionné lors des discussions. Personnellement, je serais favorable à leur installation devant les écoles, mais en dehors des zones scolaires, je ne pense même pas que ce soit légal. Il y a des règles qui régissent l’endroit où les radars peuvent être placés. »
Lajoie dit qu’elle respecte les deux côtés du débat, notant que le premier ministre Ford a exprimé des préoccupations au sujet de la protection des contribuables contre les coûts inutiles.
« J’appuie ce que fait Doug Ford et je comprends ce qu’il dit. Je pense qu’il protège toujours les contribuables, ce qui est vraiment bien », a-t-elle déclaré. « Mais je comprends l’autre point de vue selon lequel les radars aident en fait à réduire la vitesse dans les zones scolaires. La province mentionne d’autres solutions et, évidemment, d’autres solutions sont toujours merveilleuses. Il faut avoir l’esprit ouvert. Et si nous voulons nous en débarrasser, alors je préférerais que ces solutions soient en place et fonctionnent sur une certaine période de temps, plutôt que de simplement abandonner un programme et d’en adopter un autre, ce qui pourrait ne pas fonctionner.
Préoccupations relatives aux coûts et à l’équité pour les petites collectivités
La mairesse a souligné qu’une interdiction des caméras ASE ne toucherait pas directement Casselman, puisque la municipalité n’en exploite aucune, mais elle croit que les petites communautés pourraient bénéficier si la province met en place des mesures de sécurité alternatives.
« Les radars de vitesse sont un système très coûteux à mettre en œuvre, et il faudrait avoir la trésorerie pour mettre en place ces radars de vitesse sans le soutien d’autres municipalités », a-t-elle expliqué. « Si la province a des mesures qui aideront à prévenir les excès de vitesse dans ces régions, je pense que ce sera extrêmement bénéfique pour nous. »
Lorsqu’on lui a demandé d’expliquer la critique courante selon laquelle les caméras de surveillance servent davantage de revenus que de sécurité pour les municipalités, Mme Lajoie a reconnu cette perception, mais il a souligné que l’application de la loi sert aussi à quelque chose.
« Je peux comprendre, en tant qu’automobiliste, à quel point il est frustrant de recevoir un billet par la poste », a-t-elle dit. « À certains endroits, c’est probablement le cas, et nous ne pouvons pas nier ce fait. Mais (l’argent gagné) pourrait toujours être détourné vers des services communautaires ou d’autres mesures de sécurité routière dans toute votre municipalité. (…) Et à la fin de la journée, si vous enfreignez la loi, vous enfreignez la loi. Vous ne pouvez pas vraiment contester cela non plus.
Recherche de collaboration et d’alternatives
La mairesse Lajoie a confirmé qu’elle n’avait reçu aucune réponse de la province ou discuté avec d’autres maires depuis la signature de la lettre. Cependant, elle a dit qu’elle espérait que toute transition loin des caméras ASE soit faite avec soin et avec la participation municipale.
« Si la province a d’autres options et solutions de rechange, alors peut-être l’offrir comme un choix, afin que les municipalités puissent se retirer de ces coûteux radars et opter plutôt pour quelque chose qui est dirigé par la province. Parce que si on me donnait le choix, je préférerais ce qui est offert par la province.
Bien que Casselman n’ait pas actuellement de plans pour installer des radars, la mairesse Lajoie a dit qu’elle accueillerait favorablement les solutions provinciales qui sont rentables et accessibles à toutes les municipalités.









