Lorsque les Sénateurs d’Ottawa ont choisi Thomas Chabot pour succéder à Brady Tkachuk à titre de capitaine de l’équipe, plusieurs y ont vu un coup de marketing de la direction pour amadouer et rallier les partisans francophones de l’organisation, particulièrement ceux de l’Outaouais. Voyons donc !
Il suffit d’examiner le parcours du défenseur québécois pour réaliser que cette théorie ne tient pas la route. Le « C » sur son chandail, Chabot ne l’a pas volé. Depuis plusieurs années, il figure parmi les piliers de la brigade défensive des Sénateurs. Durant la traversée du désert qu’a connue l’équipe de 2017 à 2021, il a longtemps été l’une des rares raisons d’espérer pour les partisans. À l’instar de Mike Matheson à Montréal, il patine comme le vent, peut passer de longues minutes sur la glace et être utilisé à toutes les sauces.
En ce qui me concerne, c’est un excellent choix. Probablement le meilleur.
J’avoue cependant que le choix de Chabot est probablement tout aussi populaire dans les bureaux du département de marketing que dans le vestiaire des joueurs, surtout auprès de ceux qui ont l’Outaouais comme marché cible.
Un excellent début de saison
Parlant des Sénateurs, combien d’entre vous s’attendaient à ce que l’équipe connaisse un tel début de saison dans la Ligue nationale de hockey ? Qu’elle sorte des blocs avec le meilleur pourcentage de victoires (.833) de l’Association de l’Est ? Pas moi.
Je sais, vous allez me dire que l’échantillon est mince, qu’il ne s’agit que six matchs. Vous avez raison. Mais avouez que vous aussi, vous croyiez qu’il y aurait une certaine période d’adaptation en début de saison à la suite du départ de Brady Tkachuk.
Et ce, sans compter que les Sens ont disputé plusieurs de ces six parties sans les services de trois de leurs éléments clés : Jake Sanderson, Artem Zub et William Edlund.
Dans les circonstances, certaines statistiques sont surprenantes : moyenne de seulement 2.00 buts alloués par match et fiche de 3-1 à l’étranger.
Chapeau !
La rivalité Vikings – Panthères
Au sein des ligues, tous sports confondus, on assiste régulièrement à de belles rivalités entre certaines équipes. Plusieurs sont nées à la suite de luttes ardues et mémorables en séries éliminatoires. Dans d’autre cas, c’est la proximité géographique qui en est l’élément déclencheur. Ce sont les fameuses « rivalités régionales ».
Dans la Ligue de hockey junior de l’Est ontarien, il existe une rivalité que tous les partisans de la région connaissent bien : celle opposant les Vikings de Casselman aux Panthères d’Embrun. Une rivalité alimentée par la proximité des deux municipalités et dont les racines remontent à l’époque des 72’s d’Embrun et des Stars de Casselman au niveau junior C.
Le premier duel entre ces deux grands rivaux aura lieu à Casselman jeudi soir. Un affrontement qui promet. D’un côté comme de l’autre, on retrouve des formations qui se ressemblent : solides devant le filet, fiables à la ligne bleue et relativement jeunes et inexpérimentés à l’attaque.
L’entraîneur-chef des Panthères, Jay Campbell, attend ce match avec impatience. Selon lui, les Vikings sont une des équipes de référence de la ligue. Ainsi, cette première confrontation contre les champions en titre lui permettra de mieux évaluer sa troupe.
« Casselman, c’est le top du top dans la ligue. Il n’y a rien comme un match contre les Vikings, à Casselman, pour savoir quel genre d’équipe tu as », m’a-t-il lancé lors d’une récente conversation téléphonique.
Je pense bien aller faire un tour au Complexe sportif J.R. Brisson jeudi.
Pauvres REDBLACKS !
Il faut être forts et avoir le cœur solide pour être un partisan des REDBLACKS d’Ottawa ! Imaginez : aucune victoire en 16 matchs cette saison. Une fiche combinée de seulement quatre victoires contre 30 défaites au cours des deux dernières campagnes. Ayoye !
La défensive a accordé 599 points en 16 parties. C’est une moyenne de plus de 37 points par match. Re-ayoye !!
Les amateurs de football de la Capitale nationale, et ils sont nombreux, méritent mieux que ça.
La peinture par numéro …
Au rythme où Juraj Slafkowsky a commis des revirement la semaine dernière, Martin St-Louis, devrait peut-être se raviser et lui demander de s’adonner à la peinture par numéros.
Je blague, bien entendu, en faisant allusion à la récente métaphore de l’entraîneur-chef du Tricolore. Il n’en demeure pas moins que le gros attaquant slovaque en arrache par les temps qui courent. Il a l’air perdu sur la glace et il accumule les bourdes les unes après les autres.
Y-a-t-il lieu de s’alarmer ? Je ne pense pas. Après tout, Slafkovsky nous a habitués à de lents départs depuis qu’il endosse l’uniforme du Canadien. On oublie aussi trop souvent qu’il n’a que 22 ans.
Une situation en constante évolution
Bon, terminons cette semaine en abordant la situation des gardiens de buts chez le Canadien de Montréal, une situation en constante évolution depuis le début de la saison.
En l’espace de seulement deux semaines, Jakub Dobes est passé du statut de gardien de but numéro un à celui d’auxiliaire. Samuel Montembeault, lui, est passé du banc des réservistes à l’infirmerie sans même avoir eu l’occasion de disputer un seul match. Pendant ce temps, Jacob Fowler a quitté Laval pour s’emparer du poste de titulaire devant le filet montréalais.
Dans tout ça, il est difficile de ne pas éprouver un peu de sympathie pour le pauvre Montembeault. Quelle malchance de se blesser à l’entraînement à la veille du match qui aurait peut-être pu lui permettre de tourner la page sur une saison particulièrement difficile l’an dernier.
On se quitte là-dessus. Bonne semaine …






