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La municipalité de Nation adopte sa première politique officielle de service à la clientèle et de résolution des plaintes, établissant des normes claires pour une prestation de services respectueuse, rapide et responsable.

La Nation défend la gouvernance locale des bassins

La Municipalité de La Nation se joint à un nombre croissant de collectivités de l’Est de l’Ontario qui s’opposent au projet de la province de l’Ontario visant à modifier la Loi sur les offices de protection de la nature et à regrouper les 36 offices existants en sept agences régionales. 

Lors de sa plus récente réunion du conseil, le 8 décembre, les membres ont exprimé de vives inquiétudes, estimant que cette restructuration risquerait d’éroder la prise de décision locale, d’affaiblir la gestion des bassins versants et de réduire la réactivité sur laquelle les résidents comptent lors d’inondations, de sécheresses et d’autres enjeux environnementaux. 

La discussion a été appuyée par une lettre officielle transmise à la municipalité par la Conservation de la Nation Sud (CNS), datée du 24 novembre 2025. La lettre, signée par le président du conseil d’administration, Steve Densham, invite La Nation à s’opposer à la réforme et à appuyer un projet de résolution municipale s’alignant sur la position des Comtés unis de Stormont, Dundas et Glengarry. La CNS y souligne que ce sont les municipalités, et non la province, qui financent l’écrasante majorité des programmes et services des offices de protection de la nature. 

La CNS a mis en évidence le partenariat de longue date qu’elle entretient avec La Nation depuis 1947, décrivant son modèle comme un partenariat municipal à gouvernance locale, créé expressément pour protéger les personnes, les biens, les terres agricoles et les systèmes naturels. Alors que les contributions provinciales ont chuté à environ trois pour cent du budget annuel de fonctionnement de la CNS, les municipalités financent désormais presque tous les services essentiels. Selon la CNS, cette réalité renforce la nécessité de préserver une solide supervision locale, la reddition de comptes et la représentation des milieux ruraux. 

Dans sa lettre, la CNS expose ses préoccupations quant à la restructuration proposée, notamment la création d’un nouvel Office provincial de protection de la nature de l’Ontario. Le conseil d’administration avertit que de tels changements réduiraient considérablement la représentation municipale au sein des instances dirigeantes, affaibliraient le modèle de gestion par bassin versant qui guide la protection de l’environnement depuis près de 80 ans et, ultimement, diminueraient le niveau de service dont dépendent les collectivités de l’Est ontarien. 

Bien que la CNS se soit dit favorable aux objectifs provinciaux liés à la modernisation, à la délivrance numérique des permis et à l’harmonisation des pratiques, elle a souligné que ces améliorations peuvent être réalisées sans démanteler le cadre actuel des offices de protection de la nature. 

La demande officielle de la CNS invite La Nation à appuyer une résolution qui réaffirme l’importance du maintien d’une gouvernance locale et d’une représentation rurale, assure la supervision municipale des programmes financés par les taxes, protège la gestion locale des terres données et des propriétés de conservation municipales, et préserve des partenariats de confiance essentiels à l’intervention d’urgence, à l’examen des projets d’aménagement et au soutien du secteur agricole. 

« Votre voix est essentielle. Les dirigeants municipaux ont créé les offices de protection de la nature, financent la majorité de leurs activités et entretiennent depuis des décennies un partenariat établi avec la CNS », peut-on lire dans la lettre. « Une réponse municipale forte garantira que tout changement provincial sera fondé sur des preuves, transparent et respectueux des besoins uniques de l’Est de l’Ontario. » 

Les membres du conseil ont exprimé des préoccupations similaires lors de la discussion, soulignant que la planification par bassin versant est fondamentalement locale et doit demeurer adaptée aux réalités environnementales de la région. Ils ont convenu qu’une réduction du nombre d’offices de protection de la nature entraînerait probablement des délais de service plus longs, de plus grandes distances de déplacement pour le personnel sur le terrain et une perte de connaissance locale dans les processus décisionnels liés aux permis, aux inondations, à l’érosion et à la gestion des terres. 

La CNS a conclu sa lettre en offrant de rencontrer le conseil afin de discuter des répercussions des changements proposés et a confirmé qu’elle soumettra des commentaires officiels au Registre environnemental de l’Ontario avant la date limite du 22 décembre. 

Le conseil municipal de La Nation devrait examiner le projet de résolution lors de sa prochaine réunion, alors que les municipalités de l’Est de l’Ontario poursuivent leurs démarches pour défendre la gouvernance locale des bassins versants. 

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