Les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) ont lancé, du 25 novembre au 10 décembre, leur participation aux 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le sexe, une campagne internationale qui vise à sensibiliser la population aux violences vécues par les femmes et les filles et à encourager des actions concrètes pour y mettre fin.
Chaque année, l’événement culmine le samedi 6 décembre, lors de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, en hommage aux 14 étudiantes assassinées à l’École Polytechnique de Montréal en 1989.
Dans Prescott et Russell, cette journée revêt également un caractère local de mémoire, rappelant les 11 femmes et les 3 enfants morts dans des actes de violence depuis 1975.
Le ruban blanc : un engagement public
Les CUPR participent de nouveau à la Campagne du ruban blanc, le plus grand mouvement mondial d’hommes et de garçons engagés à mettre fin à la violence envers les femmes et filles. Les élus porteront fièrement le ruban blanc tout au long des 16 jours de sensibilisation.
« Je porte fièrement le ruban blanc pour dire non à la violence faite aux femmes et aux filles. Il est important de se mobiliser afin de mettre fin à la violence basée sur le sexe. J’invite donc nos communautés de Prescott et Russell à participer à cette campagne afin de sensibiliser les gens et afin de soutenir des solutions pour éliminer cette violence inacceptable. J’invite les hommes et les garçons à porter un ruban blanc durant les 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le sexe », a affirmé Yves Laviolette, président du Conseil des CUPR, invitant également la population à assister aux vigiles qui auront lieu dans la région.
Ces cérémonies de vigile, organisées par la Coalition de Prescott et Russell pour éliminer la violence faite aux femmes, se tiendront le samedi, 6 décembre dans trois municipalités. Elles offriront un espace pour se recueillir, se souvenir et réaffirmer l’importance du soutien aux survivantes.
Une prise de parole puissante de la mairesse de Casselman
Dans la foulée de cette campagne, la mairesse de Casselman, Geneviève Lajoie, a publié un message sur les réseaux sociaux. Elle y raconte son vécu personnel face à la violence, et son engagement profond envers la Campagne du ruban blanc.
« Je soutiens la Campagne du Ruban Blanc parce que j’ai passé toute ma vie à faire face à la violence et à l’injustice, bien avant de savoir qu’il existait une campagne pour cela », écrit-elle.
La mairesse évoque des situations où elle a dû intervenir pour protéger des personnes vulnérables, malgré les risques personnels et la pression sociale. Elle décrit la dynamique bien connue où « l’agresseur se retournait contre moi », et où la société tend à privilégier la tranquillité apparente au détriment des victimes.
« Le silence protège toujours l’agresseur, jamais la victime », rappelle-t-elle dans son message. Elle affirme que porter le ruban blanc est pour elle « pas symbolique », mais le reflet d’une vie d’intervention et de refus de l’injustice.
Son témoignage marque l’un des messages les plus forts de la campagne régionale cette année, mettant en lumière la nécessité de courage, de solidarité et d’action collective pour lutter contre la violence faite aux femmes.
Un appel à une communauté plus juste
À travers ces initiatives, les CUPR espèrent mobiliser les résidents autour d’une cause fondamentale : rendre la région plus sécuritaire, plus équitable, et plus solidaire pour tous.








