François Richard se lance dans la course à la mairie de Casselman en misant sur son expérience en gestion, une meilleure collaboration municipale et trois grandes priorités: bien gérer la municipalité, préparer son avenir et rassembler la communauté.
Richard fait partie des trois candidats certifiés à la mairie de Casselman pour les élections municipales de 2026, aux côtés de la mairesse sortante Geneviève Lajoie et du conseiller municipal Paul Groulx. Le scrutin se déroulera du 21 au 26 octobre.
Originaire de Casselman, Richard affirme connaître la communauté depuis longtemps. Il y est né et y a élevé sa famille. Après avoir travaillé à l’étranger à la direction d’une école privée à compter de 2016, il est revenu s’établir à Casselman en 2024.
Depuis son retour, il dit s’être impliqué dans plusieurs initiatives communautaires. Il fait notamment partie du comité « Les bons voisins », qui vise à rapprocher les résidents des rues Laval et Guévin, ainsi que du comité de revitalisation de Casselman, dont il est trésorier. Il est également président du comité politique de l’Association des enseignantes et des enseignants retraités de l’Ontario.
« Je suis déjà impliqué et j’aime m’impliquer », affirme-t-il.
L’eau comme priorité
Pour Richard, l’approvisionnement en eau représente l’enjeu qui doit être placé au sommet des priorités municipales.
Il rappelle la situation vécue lors de la sécheresse de l’an dernier, alors que le niveau de la rivière Nation était particulièrement bas.
« On est passé pas loin d’être dans une situation vraiment sérieuse », dit-il, ajoutant que des plans auraient même été envisagés pour faire venir des camions-citernes afin de répondre aux besoins en eau de Casselman.
Selon lui, cet épisode démontre que la municipalité ne peut pas compter uniquement sur sa source actuelle à long terme.
« Est-ce qu’on va attendre d’avoir une crise pour régler le problème? Je pense qu’il faut prévoir, il faut planifier, il faut être proactif », affirme-t-il.
Richard dit avoir déjà commencé à discuter de l’approvisionnement en eau avec le député provincial Stéphane Sarrazin et la députée fédérale Giovanna Mingarelli. Il estime qu’une meilleure collaboration avec les gouvernements provincial et fédéral sera nécessaire afin d’obtenir les ressources requises.
Une solution actuellement envisagée consiste à se raccorder à une source d’eau provenant de Clarence-Rockland. Richard dit vouloir également examiner d’autres possibilités, notamment la possibilité d’établir une entente avec Limoges pour avoir accès à une source provenant de Clarence-Rockland.
« Il y a peut-être moyen d’aller chercher de l’eau plus près », avance-t-il.
Santé et développement économique
L’accès aux services de santé fait également partie des préoccupations de Richard.
Il affirme que Casselman doit faire connaître davantage ses besoins en matière de services médicaux et exercer des pressions auprès des organismes responsables de l’attribution des ressources dans la région.
Le développement économique constitue une autre priorité.
Richard estime que les problèmes liés à l’approvisionnement en eau, combinés à ce qu’il décrit comme un manque d’efficacité municipale, ont contribué à ralentir le développement de Casselman.
Il considère toutefois que la position géographique de la municipalité représente un avantage pour attirer de nouvelles entreprises.
« Notre position est favorable au développement », dit-il, soulignant la proximité d’Ottawa et de Montréal ainsi que l’accès à l’autoroute 417.
Richard affirme avoir récemment discuté avec des entreprises qui seraient intéressées à investir à Casselman.
Il souhaite toutefois que cette croissance se fasse tout en conservant le caractère de la communauté.
Préserver l’identité francophone
Richard dit comprendre les résidents qui souhaitent conserver le caractère rural et l’identité de Casselman.
Il souhaite notamment mettre davantage en valeur le patrimoine francophone de la municipalité, notamment par l’utilisation des parcs et des espaces municipaux ainsi que par des activités communautaires.
« Il y a certainement façon de travailler avec les organisations autour de Casselman, avec la municipalité, pour valoriser l’historique et le patrimoine de Casselman », dit-il.
Selon lui, cette mise en valeur pourrait contribuer à renforcer le sentiment d’appartenance des résidents tout en maintenant la francophonie de la communauté.
Une expérience en gestion
Richard affirme que son expérience professionnelle constitue l’un des éléments qu’il souhaite apporter à la mairie.
Il a travaillé pendant 38 ans dans le domaine de l’éducation, dont 25 ans comme directeur d’école.
Il estime que cette expérience lui a permis de développer des compétences en gestion d’équipes, en gestion budgétaire, en gestion du changement, en résolution de conflits et en gestion de projets.
« Les compétences nécessaires pour gérer les équipes, les compétences nécessaires pour faire des budgets, gérer le changement à l’intérieur d’une organisation, régler les conflits, toutes ces compétences-là, je les ai et je les ai pratiquées pendant des années », affirme-t-il.
Il dit également vouloir mettre de l’avant sa disponibilité, puisqu’il est maintenant retraité, ainsi que son bilinguisme.
Trois engagements
Richard résume sa plateforme autour de trois engagements qu’il souhaite mettre de l’avant s’il est élu.
Le premier consiste à bien gérer la municipalité. Cela comprend, selon lui, l’amélioration des services, une meilleure collaboration avec les organismes externes et la communauté ainsi qu’une plus grande stabilité financière.
Il souhaite notamment établir un plan pour réduire la dette municipale et renflouer les réserves. Richard affirme que la dette de Casselman est passée d’environ 15 millions de dollars à plus de 18 millions de dollars au cours des quatre dernières années et que les réserves ont diminué. Ces chiffres et son interprétation de la situation financière sont des éléments avancés par le candidat.
Le deuxième engagement est de préparer l’avenir, notamment en matière d’infrastructures, de services, de développement économique et de finances.
Enfin, Richard veut rassembler la communauté.
Il souhaite encourager davantage les activités communautaires, le bénévolat et la participation citoyenne, tout en favorisant la mise en valeur du patrimoine francophone et en continuant d’offrir des services aux résidents anglophones.
« Par l’écoute que je te disais et l’action, je crois sincèrement qu’on peut créer une communauté très engagée », affirme-t-il.
Une approche axée sur la collaboration
Richard dit vouloir instaurer une culture de collaboration et de transparence au sein de l’administration municipale.
Selon lui, les citoyens ne seront pas nécessairement d’accord avec toutes les décisions prises par le conseil, mais une communication adéquate peut leur permettre de comprendre pourquoi certaines décisions sont prises.
« Je ne suis pas toujours d’accord avec la décision qui a été prise, mais je comprends pourquoi ils ont pris cette décision-là », explique-t-il, présentant cette approche comme un moyen de favoriser la confiance et l’engagement citoyen.
Il souhaite également mieux utiliser les compétences disponibles au sein de la communauté.
Richard donne l’exemple d’un résident possédant une expertise particulière en recyclage qui pourrait être appelé à contribuer à une réflexion municipale sur le sujet.
« Il faut exploiter l’expérience et les compétences des gens qui nous entourent », dit-il.
Pour Richard, cette mobilisation de l’expertise locale, combinée à une meilleure communication et à une gestion axée sur la collaboration, pourrait contribuer à renforcer la communauté.
Les électeurs de Casselman devront choisir entre Richard, Lajoie et Groulx pour le poste de maire lors de la période de scrutin du 21 au 26 octobre.


