La législation visant à renforcer le Code criminel canadien en matière de violence conjugale est une bonne nouvelle pour les organismes de services sociaux locaux et les associations qui viennent en aide aux femmes et aux enfants victimes de violence familiale. (Photo d’archives)
Le gouvernement fédéral a renforcé les lois contre la violence domestique, ce qui est une bonne nouvelle pour l’association régionale qui offre un refuge aux femmes et aux enfants fuyant des situations de violence familiale.
« Le projet de loi C-16, la Loi sur la protection des victimes, aurait un impact significatif et globalement positif sur Interlude, principalement parce qu’il tient mieux compte de la réalité de la violence conjugale », a déclaré Muriel Lalonde, directrice générale d’Interlude.
Interlude, anciennement Maison Interlude House, est un organisme régional à but non lucratif qui propose des programmes de soutien pour lutter contre la violence conjugale, notamment un refuge pour femmes où celles-ci et leurs enfants peuvent trouver un hébergement temporaire pour échapper à des situations de violence domestique.
Dans un courriel rédigé en réponse à une demande de l’EAP, Mme Lalonde a souligné les principaux avantages du projet de loi C-16. Parmi ceux-ci figure la « reconnaissance du contrôle coercitif » grâce à la création d’une nouvelle infraction dans le Code criminel canadien (CCC) qui traite des « comportements contrôlants ou coercitifs envers un partenaire intime ». Mme Lalonde a souligné que cet ajout au CCC répond à ce que le personnel et les bénévoles d’Interlude constatent chez les femmes qu’ils accompagnent dans des cas de violence conjugale : celles-ci se sentent isolées, intimidées, menacées, constamment surveillées et toujours dépendantes de leur partenaire pour subvenir à leurs besoins financiers.
La nouvelle législation, a noté Mme Lalonde, améliore le système judiciaire en encourageant la police, les groupes d’aide et les conseillers juridiques à mieux documenter tout ce qui concerne une affaire de violence conjugale, y compris les antécédents de violence et tous les signes liés à une situation de maltraitance. Cela aide à soutenir les victimes de violence pendant une procédure judiciaire.
Mme Lalonde a indiqué que la loi peut également offrir une meilleure protection aux victimes, mais elle a ajouté que la prudence est de mise.
« Le projet de loi comprend aussi des mesures visant à améliorer l’accès des victimes à l’information et à faciliter leur témoignage, a déclaré Mme Lalonde. Toutefois, il sera crucial d’éviter que les femmes ne soient mal comprises ou même criminalisées lorsqu’elles réagissent à la violence qu’elles subissent. »
Dans l’ensemble, a affirmé Mme Lalonde, Interlude appuie le principe du projet de loi C-16 et exhorte le gouvernement fédéral à fournir des ressources concrètes, notamment de l’aide à la formation sur les situations de violence conjugale, du financement pour le soutien juridique, des protocoles de collaboration avec les policiers et les procureurs sur les cas de violence conjugale, et une approche tenant compte des traumatismes pour le traitement de ces cas.
« Le projet de loi C-16 pourrait renforcer la reconnaissance juridique de la violence conjugale subie par les femmes soutenues par Interlude, a déclaré Mme Lalonde, mais son succès dépendra fortement de la formation, des ressources et de sa mise en œuvre sur le terrain. »
La nouvelle Loi sur la protection des victimes a reçu l’appui total de la députée de Prescott-Russell-Cumberland, Giovanna Mingarelli, lors du vote parlementaire. La députée a publié un communiqué le 28 avril pour saluer l’adoption de cette loi, y incluant des réflexions personnelles sur la nécessité du projet de loi C-16 et son offre d’aide aux victimes de violence conjugale.
« Je suis fière d’exprimer mon appui au projet de loi C-16, une loi qui renforce le Code criminel afin de mieux protéger les victimes de violence et de mauvais traitements, a déclaré Mme Mingarelli. J’ai été élue avec un engagement clair à protéger les personnes vulnérables, en particulier les femmes et les enfants de Prescott-Russell-Cumberland, et à contribuer à bâtir une communauté plus sûre, inclusive et respectueuse pour tous. Appuyer ce projet de loi fait partie intégrante de cet engagement. »
Mme Mingarelli a souligné la nécessité croissante d’agir face à la recrudescence des comportements toxiques et harcelants, tant en public qu’en ligne, notamment sur les médias sociaux et par courriel.
« Comme de nombreux élus, j’ai reçu des communications injurieuses et persistantes, ce qui constitue du harcèlement, de la part de personnes qui semblent croire que de tels agissements sont acceptables, a déclaré Mme Mingarelli. Ils ne le sont pas. Le harcèlement est une forme de violence. Il est inacceptable et, dans ses formes les plus graves, il s’agit précisément du type de comportement que le projet de loi C-16 vise à prévenir et à combattre. »
La députée a indiqué qu’elle et son équipe s’efforceront également d’aider les électeurs victimes de harcèlement ou de violence.
« Si vous ou un membre de votre famille êtes victime de violence ou de violence de quelque nature que ce soit, n’hésitez pas à communiquer, a déclaré Mme Mingarelli. Mon équipe peut vous mettre en contact avec des organismes de soutien locaux qui offrent de l’aide et des soins. Vous pouvez envoyer un courriel à giovanna.mingarelli@parl.gc.ca ou composer le 613-446-2969. Si vous êtes en danger immédiat ou en situation d’urgence, composez le 911. Ensemble, nous pouvons bâtir une culture de respect, de compassion et de sécurité pour tous à Prescott-Russell-Cumberland et partout au Canada. »








