Pour reprendre une expression familière de l’un de mes vieux oncles, les Rays n’ont pas veillé tard lors de la récente Série mondiale de baseball. L’équipe de Tampa n’a pas offert l’opposition à laquelle plusieurs amateurs s’attendaient au cours de cette série finale qui opposait deux formations de petits marchés.
Que les Brewers de Milwaukee l’emportent, ce n’est pas vraiment une surprise, mais que les Rays s’inclinent en cinq matchs, c’est décevant, avouons-le.
S’il y a un point positif de la Série mondiale 2026, selon moi, c’est le fait que les deux finalistes ont démontré que « la petite balle » est encore bien vivante. C’est quoi « la petite balle »? C’est se rendre sur les sentiers, voler des buts, utiliser l’amorti au bon moment et exceller dans le baseball de situation. Le bon vieux baseball d’antan.
Les Brewers, en particulier, ont démontré qu’il est toujours possible de gagner au plus haut niveau grâce à la vitesse, à l’exécution et au baseball de situation, sans nécessairement dépendre uniquement de la longue balle.
Les buts à la Trevor Zegras
Un peu dans la même veine, on aime tous les buts spectaculaires au hockey. Les buts à la Trevor Zegras qui se retrouvent parmi les faits saillants des bulletins sportifs et que l’on peut revoir en boucle sur YouTube.
Les entraîneurs, eux aussi, savent apprécier ces « beaux » buts, mais la plupart d’entre eux préfèrent de loin les buts marqués à la dure, les « ugly goals » comme on les appelle en anglais.
Fait intéressant, plusieurs des entraîneurs que je côtoie régulièrement ont abordé ce sujet au cours des dernières semaines. Leur constat était souvent le même : leurs joueurs tiraient trop peu au filet et cherchaient trop souvent le jeu parfait.
« Je suis un entraîneur de la vieille école. Je veux que mon équipe décoche le plus de tirs possibles et qu’elle prenne d’assaut le filet adverse, me disait Hamish Cunning, des Cougars de Vankleek Hill. Que ce soit un beau but ou non, ça m’importe peu. De fait, j’aime beaucoup mieux les buts inscrits à force de travail. »
Même son de cloche du côté de l’entraîneur-chef des Panthères d’Embrun, Jay Campbell. Son message était le même : tirer plus souvent. Et dès que ses joueurs ont cessé de chercher le jeu parfait pour simplement lancer au filet, les victoires ont commencé à s’accumuler. Campbell attribue d’ailleurs leur récente séquence victorieuse à ce changement d’approche.
Ce fut aussi l’un des sujets de conversation lors d’une rencontre avec le personnel d’instructeurs des Hawks de Hawkesbury la semaine dernière. L’entraîneur-gérant Marc Berniqué et ses adjoints, Martin Beaulne et Dan Wafer, soulignaient que leurs joueurs cherchaient souvent le jeu parfait au lieu de profiter de l’occasion pour lancer au filet. Un phénomène qui, selon eux, ne se limite pas aux Hawks et qui est répandu partout dans la Ligue centrale.
Le consensus chez la grande majorité des entraîneurs, que ce soit dans la LNH, au hockey junior ou au hockey mineur, est clair : les buts spectaculaires font les manchettes, mais ce sont les buts marqués à la dure qui font gagner des matchs.
La LCF: du football excitant
On s’entend tous, la Ligue canadienne de football, ce n’est pas la NFL. Le calibre de jeu n’est pas le même, loin de là. Mais, force est d’admettre qu’il se joue du football excitant dans la LCF. On en a eu la preuve une fois de plus lors des matchs demi-finales disputés samedi, plus particulièrement lors de l’affrontement entre les Blue Bombers de Winnipeg et les Argonauts de Toronto.
Accusant un retard de cinq points avec moins de deux minutes à jouer au quatrième quart, les hommes de l’entraîneur-chef Mike O’Shea ont repris possession du ballon lorsque Nick Hallett a provoqué un échappé aux dépens du retourneur des Argonauts, Janarion Grant. Une occasion inespérée pour les Bombers qu’on croyait morts et enterrés.
On connaît la suite : le quart-arrière Dru Brown, qui avait été très ordinaire jusque-là, a saisi cette chance et il a lancé une passe de touché de 23 verges au vétéran Nic Demski pour permettre à Winnipeg de l’emporter in extremis.
Du football typique de la LCF !
Souhaitons qu’on ait droit à du jeu tout aussi excitant lors des finales de divisions le week-end prochain.
La vie sans Suzuki …
Le moins qu’on puisse dire, c’est que le Canadien de Montréal s’en tire admirablement bien depuis la blessure à son capitaine, Nick Suzuki. Suis-je surpris? Un peu, beaucoup, je l’avoue.
Surtout que l’équipe était déjà privée de l’un de ses principaux atouts offensif, Ivan Demidov, et qu’elle a dû également composer pendant un certain temps sans l’un de ses piliers à la ligne bleue, Mike Matheson.
La séquence de quatre victoires consécutives à l’étranger a été particulièrement impressionnante. Le Tricolore a resserré le jeu en défensive, ne concédant que quatre buts durant cette période. Jacob Fowler y a été pour beaucoup, lui qui a été sensationnel dans le gain de 2-0 à St-Louis.
Si jamais le Canadien parvient à se faufiler en séries éliminatoires au printemps prochain, il faudra se rappeler de cette heureuse séquence. Elle pourrait bien avoir fait toute la différence.
Des Nats tout feu, tout flamme
Une série de 12 victoires consécutives, une moyenne de seulement 1,66 but accordé par match et une offensive qui produit à un rythme effarant de 7,41 buts par rencontre.
C’est l’irrésistible séquence que connaissent présentement les Nationals de Rockland dans la Ligue centrale de hockey junior du Canada. Une lancée qui n’a rien de rassurant pour les autres équipes du circuit qui aspirent détrôner les doubles champions.
Les Nats, qui sont invaincus depuis le 27 septembre dernier, sont bien installés au sommet du classement général avec une fiche de 14 victoires et deux revers.
Sur cette note positive, je vous souhaite une bonne semaine …








