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Les racines de Derek Lalonde …

Question aux nombreux Lalonde de Prescott-Russell, particulièrement à ceux et celles qui habitent l’est des Comtés-unis : saviez-vous que les racines du nouvel entraîneur associé du Canadien de Montréal, Derek Lalonde, remontent à Alfred ? Non ? Rassurez-vous, je l’ai appris moi aussi récemment.

Son grand-père, un Franco-Ontarien originaire d’Alfred, a quitté la région pour s’établir à Massena, dans l’État de New York, en 1940, avant de déménager à Brasher Falls pour travailler dans l’industrie du charbon. C’est d’ailleurs dans ce petit village situé à une trentaine de kilomètres de la frontière canadienne, près de Cornwall, que Derek Lalonde est né.

Malheureusement, je suis incapable de vous dire quel était le prénom du grand-père Lalonde. La généalogie n’est pas exactement mon domaine d’expertise. Chacun son dada.

Un coach d’expérience

Plusieurs d’entre nous croient que le Canadien a fait un bon coup en obtenant les services de Chris Kreider, des Ducks d’Anaheim. J’ai abordé le sujet dans cette tribune la semaine dernière.

L’embauche de Derek Lalonde pourrait bien s’avérer toute aussi importante. Le vieux routier a plus de 20 ans d’expérience à tous les niveaux du hockey professionnel, des circuits mineurs jusqu’à la Ligue nationale de hockey (LNH). Il est reconnu pour sa solide structure défensive, ses compétences en communication et sa capacité à évoluer dans des environnements soumis à une forte pression.

D’après moi, c’est son expertise en défensive qui sera la plus utile au sein du personnel d’instructeurs du Tricolore. L’équipe a bien progressé au cours des deux dernières saisons. L’attaque, sous la direction de Martin St-Louis, est devenue l’une des plus équilibrées et redoutables du circuit Bettman. Mais le travail est loin d’être terminé sur le plan défensif. C’était évident lors de la défaite contre les Hurricanes de la Caroline en finale de conférence le printemps dernier. Le Canadien a eu beaucoup de mal à s’organiser dans son propre territoire sous la pression exercée par l’échec-avant soutenu des éventuels champions de la Coupe Stanley.

Je pense que Lalonde possède le profil nécessaire pour faire franchir au Canadien la prochaine étape sur le plan défensif.

Jaxon Cover à surveiller

Dans la catégorie des jeunes hockeyeurs à surveiller au cours des prochaines années, il y a Jaxon Cover. Ce jeune ailier gauche de 18 ans, premier choix des Sénateurs d’Ottawa au repêchage de juin dernier, possède un parcours pour le moins singulier.

Né aux îles Caïmans, il ne correspond pas exactement au profil traditionnel d’un futur joueur de la LNH. Avouez que c’est plutôt rare pour quelqu’un qui excelle au hockey. Il a chaussé sa première paire de patins à l’âge de 8 ans, et il s’agissait de patins à roues alignées. Ce n’est qu’à 13 ans qu’il a délaissé le roller hockey pour le hockey sur glace.

L’an dernier, à seulement 17 ans, il a récolté 20 buts et 52 points en 67 matchs avec les Knights de London dans la Ligue de l’Ontario. Il y a une dizaine de jours, à Gatineau, il a également été l’un des meilleurs joueurs du tournoi des recrues, toutes équipes confondues, alors que les espoirs des Sénateurs, du Canadien, des Maple Leafs et des Jets étaient réunis sur la même glace. À leurs deux matchs du tournoi, les Sénateurs ont inscrit huit buts. Cover a marqué ou participé à sept d’entre eux !

Disons que son ascension sera à surveiller de près.

Les arénas où il ne fait pas bon jouer

Ah, ces arénas où il ne fait pas bon jouer ! Si vous pratiquez le hockey, vous savez de quoi je parle. Ces amphithéâtres hostiles où l’équipe visiteuse semble désavantagée avant même la mise au jeu initiale. Que ce soit en raison des dimensions inhabituelles de la patinoire, de l’ambiance survoltée dans les gradins, de la configuration des lieux, de la taille de la foule partisane ou encore de la qualité des installations, certains arénas réussissent à transformer chaque match local en véritable défi pour leurs adversaires.

Plusieurs de ces arénas me reviennent en mémoire. Le vétuste Water Street Arena de Cornwall, la « grange » d’Arnprior, le Memorial Centre de Pembroke, l’aréna Bob-Guertin de Hull, le petit aréna de Navan et le vieux Centre mémorial de Hawkesbury avaient tous leur personnalité propre. Les hockeyeurs adverses savaient qu’ils allaient passer une longue soirée dès qu’ils y mettaient les pieds.

Jeune garçon, j’assistais régulièrement aux matchs des défunts Royals de Cornwall dans le vieil aréna de la rue Water. J’ai eu le privilège d’y voir jouer le célèbre Guy Lafleur à l’époque où il portait l’uniforme des Remparts de Québec. Bien entendu, il était la cible de prédilection des partisans locaux les plus fervents. Je me souviens encore m’être demandé comment il faisait pour rester concentré et dominer le jeu avec autant d’aisance alors qu’il subissait les injures des bruyants spectateurs, perchés à quelques pieds seulement au-dessus du banc des joueurs.

Je me souviens aussi d’un match disputé à Navan, où Paul Joly m’avait solidement « pincé » alors que je contournais, la tête baissée, mon propre filet. Il s’agit assurément de la plus violente mise en échec que j’ai subie au cours de ma brève carrière au hockey compétitif. Étonnamment, je m’en souviens encore aujourd’hui ! Sur la petite patinoire de Navan, il suffisait de deux coups de patin pour qu’un défenseur quitte la ligne bleue et vienne vous étamper dans le fond du territoire.

Puis, il y a l’aréna Steve-Yzerman du Sportsplex de Nepean. Là aussi, ce n’est pas facile d’y jouer, mais pas pour les mêmes raisons. Plusieurs joueurs des Hawks l’ont appris à leurs dépens dimanche après-midi.

L’aréna est immense. Ses 2 365 sièges, tous regroupés du même côté de la glace, semblent bien vides lorsque seulement quelques centaines de spectateurs assistent aux matchs des Raiders. La plupart du temps, l’ambiance est presque mortuaire.

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