Skip to content

L’ACFO adopte une nouvelle appellation pour mieux refléter la communauté francophone

L’ACFO de Prescott et Russell a adopté une nouvelle appellation afin de mieux refléter la diversité de la communauté franco-ontarienne. (Association de la communauté franco-ontarienne de Prescott et Russell, site web)

L’Association canadienne française de l’Ontario de Prescott et Russell porte désormais un nouveau nom, l’Association de la communauté franco-ontarienne de Prescott et Russell.

Le changement a été adopté par les membres lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme. L’acronyme ACFO demeure le même mais sa signification évolue afin de mieux représenter la diversité de la communauté francophone actuelle.

Pour Gérard Malo, vice-président de l’ACFO, cette modification vise principalement à rendre l’organisme plus inclusif.

« Le but de tout ça, c’est vraiment pour faire l’inclusivité », explique-t-il.

Selon M. Malo, l’ancienne appellation, qui faisait référence aux « Canadiens-français », ne reflétait plus entièrement la réalité de la francophonie contemporaine de Prescott et Russell.

Il donne notamment l’exemple d’une personne francophone provenant de l’extérieur du Canada.

« Si tu viens de Douala, au Cameroun, puis tu parles français, tu es francophone, mais tu n’es pas Canadien-français. Alors, il fallait être plus inclusif », explique-t-il.

Cette volonté d’inclusion ne se limite toutefois pas au changement de nom. L’ACFO souhaite également que ses actions et ses activités reflètent cette nouvelle vision de la communauté franco-ontarienne.

« Être inclusif, ça ne veut pas juste le dire. Il faut l’être aussi », affirme M. Malo.

Sylvain St-Pierre, directeur général de l’ACFO, souligne que l’organisme travaille déjà à offrir des services et des activités qui peuvent répondre aux besoins d’une communauté francophone de plus en plus diversifiée.

L’ACFO a notamment offert des services gratuits de déclaration de revenus à des nouveaux arrivants l’an dernier. L’organisme collabore également avec différents partenaires communautaires afin de favoriser leur intégration et leur participation à la vie francophone régionale.

M. Malo estime que les nouveaux arrivants francophones doivent être considérés comme faisant partie intégrante de la communauté.

« Ceux que moi, je n’appelle plus les nouveaux arrivants, je les appelle les nouveaux Franco-Ontariens. Ils font partie du “nous”. Ce n’est pas “nous autres” puis “eux autres”. C’est fini, ça », dit-il.

Cette approche se reflète également dans les événements organisés par l’ACFO. L’objectif est de ne pas simplement inviter les nouveaux membres de la communauté à participer, mais de leur permettre de jouer un rôle actif dans les activités.

Le banquet de la Francophonie, qui sera de retour en avril 2027 après trois ans d’absence, constituera notamment une occasion de mettre cette vision en pratique.

« Quand on organise des événements comme, par exemple, le banquet, c’est notre activité incontournable, on les inclut là-dedans. On ne fait pas juste les inviter, on les inclut, on leur demande de jouer un rôle aussi », explique M. Malo.

L’ACFO souhaite également encourager davantage l’utilisation du français dans la vie quotidienne, notamment dans les commerces et les services.

L’organisme travaille ainsi sur le programme « Bonjour Welcome », qui vise à encourager les commerces à offrir un service minimal en français. Une trousse comprenant notamment un lexique français-anglais et des autocollants permettant aux commerces d’indiquer leur capacité à offrir des services en français fait partie de l’initiative.

Pour M. St-Pierre, l’objectif n’est pas de contraindre les commerces, mais plutôt d’encourager les francophones à utiliser leur langue dans l’espace public.

« On ne peut pas forcer le français sur les gens », dit-il. « Ce qu’on veut faire, c’est encourager. Puis encourager aussi, surtout, les francophones à l’utiliser, leur langue maternelle. »

Il estime que l’utilisation du français dans les commerces, les restaurants, et les services peut également contribuer à renforcer la confiance des francophones à utiliser leur langue à l’extérieur de la maison.

« C’est beau d’être francophone puis de le parler à la maison, mais il faut le parler dans la rue aussi. Il ne faut pas s’excuser parce qu’on parle français », ajoute-t-il.

Pour l’ACFO, le changement d’appellation représente plus qu’une modification administrative. Il s’agit d’une volonté de faire évoluer l’organisme avec la communauté qu’il représente et de reconnaître la diversité grandissante de la francophonie de Prescott et Russell.

APPLICATION MOBILE!
DISPONIBLE MAINTENANT
Publicité

Articles populaires

Confidentialité

Ce site web utilise des cookies afin de vous fournir la meilleure expérience possible. L'information des cookies est stockée dans votre navigateur et sert à accomplir des fonctions comme vous reconnaître quand vous revenez sur notre site et aider notre équipe à mieux comprendre quelles sections de notre site vous sont des plus intéressantes et utiles.

Pour en apprendre plus, visitez notre page de confidentialité.